CYCLOTOURISME DANS LES APPALACHES QUÉBECOISES

La région des Appalaches québecoises, au sud de la ville de Québec, est mal connue des cyclistes. Et pourtant, dans la région de Québec, c’est mon terrain de jeu préféré. Nous sommes en train de préparer un voyage cyclotouriste à saveur sportive d’une durée de deux semaines pour le mois de septembre 2003.

Les routes qui sillonnent ces montagnes vous emmèneront jusqu’à une altitude d’environ 600 mètres. Ceux d’entre vous qui sont habitués aux Alpes ou aux Pyrénées trouveront peut-être que c’est peu. Attendez d’y être. Il n’y a pas de routes en lacets ici. Ce sont parfois même des lignes droites qui grimpent sans concession. Dans certains secteurs, si vous n’êtes pas en train de monter, c’est parce que vous êtes en train de descendre. Pas de monotonie. Si vous aimez grimper, bienvenue. Descendre à 70, 80 km/h et plus, vous n’avez qu’à ne pas freiner. Les cyclistes qui m’y ont accompagné ont beaucoup aimé. Tous.

Le paysage se compose de forêts, évidemment, mais aussi d’exploitations agricoles de différentes sortes et de villages régulièrement espacés. Il ne s’agit pas de grands espaces sibériens inhabités, mais plutôt des montagnes québecoises qui voisinent la frontière américaine. Il ne s’agit pas non plus de montagnes de cartes postales envahies par les riches citadins en mal de fraîcheur durant l’été. Il s’agit plutôt du Québec rural des travailleurs de la terre et de la forêt, des gens authentiques et accueillants.

Je sillonne ces routes de gravelle et d’asphalte depuis 1989. Le réseau routier est dense, un quadrillage qui permet une variété d’axes nord-sud et est-ouest dont les routes les plus achalandées par les automobilistes sont facilement identifiables. C’est pourquoi il nous reste un grand choix de routes paisibles. Sur plusieurs d’entre elles, on y rencontre à peu près une voiture à toutes les 5 ou 10 minutes. Pour profiter au maximum des routes les plus tranquilles (qui sont habituellement les plus pittoresques), il faut avoir un vélo à l’aise sur les routes de gravelle. Celles-ci sont d’ailleurs habituellement en très bon état, très roulantes, avec une surface dure parfois moins endommagée par le dégel du printemps que les routes asphaltées. Faites votre choix, vous pouvez y aller avec un vélo de cyclo-cross très roulant, un vélo de cyclotourisme (trekking), un hybride ou même un vélo de montagne. Ce dernier n’a pas besoin des pneus les plus larges et les plus agressifs car il ne s’agit pas de sentiers difficiles; même un pneu de 26x1.25 sera suffisant pour un cycliste d’habileté moyenne. Mon premier choix personnel serait un vélo de cyclo-cross équipé de pneus typiques du cyclo-cross, dans la largeur 700x28. Vous préférerez peut-être un pneu plus large qui sera moins roulant mais plus stable dans les descentes ou les secteurs moins civilisés. Le pédalier à triple plateau n’est pas obligatoire si vous ne transportez pas de charge, mais ceux d’entre vous qui sont habitués d’y avoir recours seront parfois heureux de l’avoir dans les moments où le ciel semble être la prochaine destination…

Des détails additionnels seront disponibles au fur et à mesure que la planification du voyage se concrétisera. Il s’agira d’une série de sorties dont la longueur sera souvent d’à peu près 150 kilomètres, en terrain vallonné ou montagneux. Le pourcentage de routes de gravelle sera appréciable et fait en sorte que ceux qui aurait un vélo de course à pneu de 20 ou 23 mm de section se sentiront… à l’étroit. À l’opposé, ceux, trop prudents, qui viendraient avec un vélo de montagne suspendu et équipé de pneu très agressifs auront probablement l’impression d’être suréquipés. Le groupe sera encadré par un accompagnateur cycliste ainsi qu’un véhicule de dépannage capable d’intervenir en cas de besoin.

Les parcours sont choisis pour donner un tour d’horizon complet de la région située entre la ville de Québec, St-Georges de Beauce, St-Pamphile et le lac Aylmer, en mettant l’accent sur les parcours qui s’éloignent du fleuve St-Laurent. Cela dans le but d’offrir un bon défi sportif à des cyclistes capables d’assumer des montées à répétition dans des parcours qui excluent la monotonie. En venant rouler avec nous, vous comprendrez pourquoi j’ai mis autant d’acharnement à explorer cette région pendant toutes ces années. Une préparation adéquate sera nécessaire car une forme physique de début de saison serait insuffisante pour vous faire traverser ces deux semaines. Ceux qui arriveront avec la bonne préparation et le bon matériel auront par contre l’occasion de se rassasier d’un effort satisfaisant et de paysages qui se renouvelleront au fil des jours.

Si vous êtes dans la région de Québec pendant le mois de septembre mais que vous n’avez pas le temps de venir rouler tous les jours pendant deux semaines, nous pourrons tout de même vous offrir de venir avec nous. Contactez-nous et nous vous parlerons des différentes possibilités qui s’offrent à vous.

De plus, nous prévoyons offrir à ceux que la chose tenterait, l’alternative, lors des journées pluvieuses, des activités comme par exemple des visites d’intérêt touristique dans la ville de Québec, ou ailleurs.

Paul Trépanier

 

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